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Situation actuelle : |
Depuis l’imposition des revenus de l’année 2005, le crédit d’impôt
pour dépenses d’équipement de l’habitation principale prévu à l’article
200 quater du code général des
impôts est recentré sur le développement durable et les économies
d'énergie.
Il s’applique aux dépenses d’équipements, matériaux et appareils
les plus performants payées ou réalisées entre le 1er janvier 2005 et
le 31 décembre 2009, dans la limite d’un plafond pluriannuel de 8 000
euros pour une personne seule et de 16 000 euros pour un couple.
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Le taux du crédit d’impôt est
fixé à : |
- 15 % pour les dépenses d’acquisition de chaudières à basse
température.
- 25 % pour les dépenses d’acquisition d’équipements de
récupération et de traitement des eaux pluviales et d’équipements de
raccordement à un réseau de chaleur, lorsque ce dernier est alimenté
majoritairement par des énergies renouvelables ou par une installation de
cogénération.
- 25 % pour les dépenses d’acquisition de chaudières à condensation,
de matériaux d’isolation thermique et d’appareils de régulation de
chauffage. Ce taux est toutefois porté à 40 %, lorsque ces dépenses
sont réalisées au plus tard le 31 décembre de la deuxième année
suivant celle de l’acquisition du logement si ce logement a été
achevé avant le 1er janvier 1977
- 50 % pour les dépenses d’acquisition d’équipements de chauffage ou
de production d’énergie utilisant une énergie renouvelable et de
pompes à chaleur.
Il s’agit d’un dispositif bénéficiant à un grand nombre de
ménages, qui représente un effort budgétaire très important.
Ainsi, en raison
des dépenses effectuées en 2007, plus de 1,25 million de foyers ont
bénéficiés de cet avantage fiscal, pour un coût budgétaire en 2008 de
l’ordre de deux milliards d’euros.
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Situation nouvelle : |
Ce dispositif, qui s’applique jusqu’au 31 décembre 2009, serait
prorogé jusqu’au 31 décembre 2012. Le plafond des dépenses
éligibles, de 8 000 euros ou 16 000 euros selon la composition du foyer
fiscal, serait maintenu et, désormais, apprécié sur cinq années
consécutives.
Afin d’inciter les contribuables à acquérir les équipements les plus
performants en matière d’économie d’énergie et à réaliser des
travaux d’isolation thermique, la liste des dépenses éligibles serait
d’une part recentrée sur certains équipements et, d’autre part,
étendue à certaines dépenses non prises en compte aujourd’hui.
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Centrage du crédit d’impôt : |
- les chaudières à basse température ainsi que les pompes à chaleur
air/air ne seraient plus éligibles
- le taux applicable aux appareils de chauffage au bois et aux pompes à
chaleur (50 %) serait réduit à 40 % pour les dépenses payées en 2009,
puis à 25 % pour celles payées à compter de 2010 (le taux serait
toutefois maintenu à 40 % pour les dépenses concernant des logements
achevés avant le 1er janvier 1977 et effectuées au plus tard le 31
décembre de la deuxième année suivant celle de leur acquisition).
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Extension du crédit d’impôt : |
- Le champ d’application de l’avantage fiscal serait étendu aux frais
de main-d’oeuvre pour les travaux d’isolation thermique des parois
opaques (au taux de 25 %, ou de 40 % pour les dépenses concernant des
logements achevés avant le 1er janvier 1977 et effectuées au plus tard
le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de leur acquisition).
- Pour permettre aux ménages de connaître les caractéristiques
thermiques réelles de leur logement, le crédit d’impôt serait
également étendu, au taux de 50 %, aux frais engagés, hors les cas où
la réglementation le rend obligatoire, au titre d’un diagnostic de
performance énergétique (DPE) ;
- Et enfin pour inciter les propriétaires à réaliser des travaux d’économie
d’énergie dans les immeubles loués, le bénéfice du crédit d’impôt
leur serait accordé à raison des travaux réalisés dans des logements
achevés depuis plus de deux ans qu’ils s’engagent à louer nus, à
titre de résidence principale des locataires, pendant une durée d’au
moins cinq ans. Le plafond des dépenses éligibles serait fixé à 8 000
€ par logement ; au titre d’une même année, un contribuable pourrait
bénéficier du crédit d’impôt pour la rénovation d’au plus trois
logements. L’ensemble de ces aménagements s’appliqueraient aux
dépenses payées à compter du 1er janvier 2009.
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1) |
Taux de 40 % applicable si les dépenses sont réalisées au plus
tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de l’acquisition
de la maison, soit au plus tard le 31 décembre 2010 ; sinon, le taux
applicable serait de 25 %. |
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2) |
Laquelle devra elle-même intervenir dans les douze mois de la
réalisation de la dépense. |
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Exemple : |
Pierre, qui réside à Paris, a hérité de ses parents en septembre 2008
d'une maison près de Lille. Ne pouvant l’occuper, il choisit de la
louer pour en tirer une nouvelle source de revenus. La maison, d’une
soixantaine d’années, a besoin d’être restaurée.
Avant de la mettre
en location, Pierre décide donc de remettre en état la maison. Il en
profite pour remplacer le système de chauffage et améliorer l’isolation
thermique du bâtiment.
Il compte ainsi
permettre aux futurs occupants d’économiser sur leur facture
énergétique, argument qu’il pourra faire valoir au moment de la mise
en location.
Il reçoit un
devis d’un montant total de 15 000 euros, dont 8 000 euros au titre des
travaux relatifs au chauffage et à l’isolation thermique :
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- 5 000 euros
TTC |
au titre des travaux d’isolation thermique : changement de
quelques fenêtres (1 500 euros hors pose au titre des fenêtres) ;
isolation des combles (3 500 euros au titre des matériaux et de la
main-d’oeuvre) ; |
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- 3 000 euros TTC |
(hors pose) pour le remplacement du système de chauffage par une
chaudière à condensation.
Aujourd’hui, Pierre ne pourrait pas bénéficier du crédit d’impôt
en faveur des économies d’énergie et du développement durable, l’avantage
fiscal étant réservé aux dépenses exposées dans le logement
occupé par le contribuable lui-même à titre d’habitation
principale. Il ne pourrait pas non plus en bénéficier, même s’il
faisait de la maison son habitation principale, à raison des frais de
pose des matériaux d’isolation thermique. |
Désormais, la réalisation de ces dépenses permettrait à Pierre de
bénéficier, pour le calcul de l’impôt dû à compter des revenus de l’année
2009, d’un crédit d’impôt de 3 200 euros (soit 8 000 euros x 40 %1).
En contrepartie,
Pierre devra s’engager
à donner la maison en location nue pendant au moins cinq ans, décomptés
à partir de sa date de mise en location effective, à des locataires qui
en feront leur habitation principale.
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1) |
Taux de 40 % applicable si les dépenses sont réalisées au plus
tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de l’acquisition
de la maison, soit au plus tard le 31 décembre 2010 ; sinon, le taux
applicable serait de 25 %. |
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2) |
Laquelle devra elle-même intervenir dans les douze mois de la
réalisation de la dépense. |